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Royaume-Uni : des nouvelles du Brexit
Un nouveau round de négociations peu concluant
Au Royaume-Uni, le Parlement est en vacances, mais le Brexit ne l’est pas. Les négociations se poursuivent entre Londres et Bruxelles, et un nouveau round s’est achevé cette semaine à Londres. Ce fut le premier en face à face depuis le début de la crise du Covid-19, mais il n’a pas permis de sortir de l’impasse. Les points de blocage demeurent : la pêche, les aides d’État, la gouvernance de l’accord, le rôle de la Cour de justice européenne.
Le négociateur en chef de l’Union européenne, Michel Barnier, s’est dit « déçu et inquiet » face au manque d’avancées. Son homologue britannique, David Frost, a quant à lui souligné que des divergences importantes persistaient et que les discussions avaient été « limitées » sur certains points. Des propos qui illustrent bien l’état d’esprit actuel des deux camps.
Un accord est-il encore possible ?
Malgré ce constat d’échec, Londres et Bruxelles ont convenu d’accélérer les négociations au mois de juillet, avec des rencontres à la fois à Londres et à Bruxelles, mais aussi des discussions par visioconférence. L’objectif est clair : parvenir à un accord d’ici l’automne, car il faudra ensuite le faire ratifier par les différents parlements.
Mais l’optimisme n’est pas de mise. Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, a d’ailleurs mis en garde : si aucun accord n’est trouvé d’ici la fin de l’année, le Royaume-Uni se préparera à une sortie sans accord. Une perspective qui inquiète les milieux économiques, déjà fragilisés par la crise sanitaire. Le pays a jusqu’au 31 décembre pour s’entendre avec l’Union européenne, date à laquelle la période de transition post-Brexit prendra fin.
Un Royaume-Uni divisé face au Brexit
Le Brexit reste un sujet qui divise profondément les Britanniques. Selon un récent sondage, 49 % d’entre eux pensent que la sortie de l’Union européenne est une erreur, contre 39 % qui estiment que c’est une bonne chose. Un écart de 10 points qui montre que le débat est loin d’être clos.
Même au sein du parti conservateur, des voix s’élèvent pour critiquer la stratégie de Boris Johnson. Certains estiment qu’il est trop rigide et qu’il devrait faire davantage de concessions pour éviter un « no deal ». D’autres, au contraire, l’encouragent à tenir bon et à ne pas céder aux pressions de Bruxelles. Le Premier ministre est donc sous pression, à la fois sur le front du Brexit et sur celui de la gestion de la crise du Covid-19.
Le Brexit, une priorité pour le gouvernement britannique
Malgré l’urgence de la crise sanitaire et économique, le gouvernement britannique a clairement fait savoir que le Brexit restait une priorité. Boris Johnson a d’ailleurs nommé un ministre chargé spécifiquement de la préparation d’une sortie sans accord. Une décision qui en dit long sur les intentions de Downing Street.
Le gouvernement britannique semble vouloir montrer à l’Union européenne qu’il est prêt à toutes les éventualités. Reste à savoir si cette stratégie de la fermeté portera ses fruits. Les prochaines semaines seront décisives pour l’avenir des relations entre le Royaume-Uni et l’Union européenne.
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