Compétences et formations

Tout savoir sur le métier d'éco-conseiller

Avec l’évolution de la réglementation et la prise de conscience individuelle et collective internationale (il était temps), le domaine professionnel de la transition écologique est en plein essor.

Selon l’APEC (Association pour l’Emploi des Cadres), le nombre d’offres d’emploi de cadres des métiers « verts » publiées sur leur site a augmenté de 46 % en 6 ans (contre une baisse de 12 % du nombre d’emplois cadres en général).

C’est une bonne nouvelle pour toi, futur professionnel de la transition qui ressent le besoin d’agir, car cette dynamique fait émerger une variété de nouveaux métiers : ingénieur en efficacité énergétique, spécialiste en écoconception et analyse de cycle de vie, ou encore urbaniste environnemental. Des expertises spécifiques techniques, scientifiques, juridiques et sociales sont mises au service de la transition écologique.

Les organisations savent qu’elles ont besoin de ces compétences pour évoluer avec leur temps (et la loi).
Mais comprennent-elles réellement les enjeux environnementaux et leurs impacts systémiques ?
Et savent-elles vraiment par où commencer, qui solliciter, à quel moment et comment effectuer leur transition durablement pour que le changement soit pérenne ?

Chaque organisation a besoin d’un généraliste de l’environnement, qui possède une vision transversale et systémique de la transition pour conduire un changement durable.

Transition écologique : une approche systémique essentielle à sa réussite

Adopter une stratégie « en silo », c’est-à-dire traiter une problématique environnementale de manière isolée, comporte un risque majeur. Cette approche limite l’intégration de l’ensemble des acteurs concernés par le changement, la prise en compte des effets entraînés sur chacun d’eux et les interactions entre les différentes dimensions de la transition.

Une approche en silo limite également la capacité à identifier les effets réels, et notamment les conséquences parfois contre-productives que cette évolution peut engendrer. Cette stratégie est généralement utilisée dans une approche court-termiste, pour répondre à une problématique d’image par exemple, et conduit rarement à une transformation réelle et globale des pratiques.

Pour engager une transition écologique réellement transformatrice, il faut l’envisager comme étant à la croisée de nombreux enjeux : environnementaux évidemment, mais aussi sociétaux, politiques, économiques et technologiques. Il est donc nécessaire d’être équipé d’une vision globale et systémique pour naviguer dans la complexité de ces enjeux et proposer des solutions concrètes et durables.

Un défi systémique se caractérise par :

  • sa complexité : il implique de nombreuses causes et effets en interaction ;
  • son interdépendance : agir sur une composante affecte les autres ;
  • ses effets en cascade : une intervention peut produire des conséquences inattendues, parfois inverses (effet rebond) ;
  • sa résistance au changement : le système tend à revenir à son état initial ;
  • la multiplicité des acteurs : aux intérêts souvent divergents.

Au cœur de ce défi systémique se trouve l’éco-conseiller.

Il agit comme un chef d’orchestre de la conduite du changement environnemental : il identifie les problématiques, compose des solutions concrètes et durables, crée les outils adéquats et s’entoure des bons professionnels pour mener une transition véritablement transformatrice.

L’exemple de Sikle : une réponse transformative d’un éco-conseiller

Une approche systémique de la transition écologique peut être déployée dans tout type d’organisation, y compris à travers l’entrepreneuriat au service d’un territoire.
L’association strasbourgeoise à but non lucratif Sikle en est un parfait exemple.

Diplômé en 2017, l’éco-conseiller Joachim Dangel dresse un constat clair du territoire strasbourgeois : la majorité des déchets alimentaires urbains n’est pas compostée, alors même que l’agriculture urbaine est en plein essor et fortement demandeuse de matières organiques.

Il fonde Sikle en 2018 pour répondre à cette problématique systémique. Le projet repose sur la création d’une boucle alimentaire locale reliant producteurs de déchets alimentaires, acteurs du compostage urbain et agriculture de proximité.

Concrètement, Sikle collecte à vélo les déchets organiques de restaurants, entreprises, traiteurs et boulangeries, puis les transforme en compost en partenariat avec un site de compostage urbain situé au cœur de Strasbourg. Le compost est ensuite utilisé par des agriculteurs locaux et par les jardins familiaux de la ville.

Le vélo est au cœur de la stratégie de Sikle. Il répond à des enjeux environnementaux (réduction des émissions de gaz à effet de serre, amélioration de la qualité de l’air), mais constitue aussi une logistique efficiente, particulièrement adaptée aux zones urbaines denses, avec des coûts d’investissement et d’entretien très faibles.

Depuis sa création, Sikle a permis la collecte de 1 700 tonnes de déchets organiques, générant environ 800 tonnes de compost.

Sikle incarne une réponse systémique aux enjeux environnementaux du territoire strasbourgeois, articulant valorisation des déchets, agriculture urbaine et circuits courts. Grâce à sa vision pluridisciplinaire, l’éco-conseiller a conçu une solution durable, locale et reproductible.

L’éco-conseiller incarne une approche pluridisciplinaire  

L’éco-conseiller est un expert de l’accompagnement des organisations et des territoires dans leur transition écologique. Il intervient dans tous les secteurs d’activité, en tant que  collaborateur ou indépendant, au sein de structures privées, publiques et associatives. 

En tant que professionnel ‘’généraliste’’ de l’environnement, il maîtrise la pluralité de ses  dimensions : urbanisme, déchets, mobilités douces, alimentation durable, RSE, etc. Cette pluridisciplinarité permet à l’éco-conseiller d’avoir une vision transversale d’une  problématique environnementale. Il peut donc concevoir une stratégie de transition, en  identifiant et anticipant ses effets systémiques. 

Et pour impulser cette transition, l’éco-conseiller utilise ses compétences en conduite du  changement, notamment pour fédérer les parties prenantes autour de celui-ci. Plus qu’un simple métier, l’éco-conseiller incarne une posture, une vision d’une transition par  la collaboration et l’humain.  

L’éco-conseiller facilitateur du changement par l’humain et avec l’humain :  

Dans la conduite du changement environnemental, l’éco-conseiller est amené à dialoguer et  convaincre une variété de parties prenantes : grand public, salariés, direc(ons, financeurs,  élus, agents territoriaux… 

Car la conduite du changement nécessite de mobiliser les publics concernés, afin de les  sensibiliser et de leur permettre de s’approprier des leviers d’action efficaces. Pour ce faire,  l’éco-conseiller s’appuie sur des méthodes d’intelligence collective et d’animation participative pour faciliter les échanges, et est formé à des méthodes de communicatoon  engageante.  

Devenez éco-conseiller avec le Mastère Spécialisé®

Créé en 1987, le Mastère Spécialisé® Éco-conseiller est la première formation dédiée à la conduite du changement environnemental. En partenariat avec l’INSA Strasbourg, cette formation d’un an transmet aux professionnels en reconversion ou en poursuite d’études toutes les compétences nécessaires pour faciliter une transition écologique durable.

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